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Cultiver en ville ! Mais la pollution dans tout ça ?!

Principalement due à l'activité humaine, industrielle mais, aussi agricole, la pollution de l'air, du sol et de l'eau est un réel enjeu pour l'avenir. Il est difficile de s'imaginer des cultures de légumes et de fruits en plein coeur d'une ville, surtout lorsque l'on pense à la pollution urbaine dans laquelle nous vivons. Et pourtant! Comment l'agriculture urbaine s'adapte à ces conditions parfois difficiles?


La pollution du sol et sa contamination sont de réelles problématiques. Elles sont liées au passé industriel et commercial de certains sites.

Souvent abandonné par les entreprises qui les exploitaient, ils n'ont jamais été décontaminés. À qui revient la charge de dépolluer des terres? Quelles seraient les solutions moins coûteuses financièrement pour pouvoir jouir de ces terrains et y pratiquer une agriculture "saine"? Des questions que je me pose mais, dont je n'ai pas encore les réponses.


Certains types de plantation permettraient « d’absorber » les contaminants avec leurs racines, c'est la phytoremédiation. Cette technique prend des décennies avant de retrouver une terre propice à la culture alors que fait-on entre temps?


A Montréal, de nombreux jardins communautaires ont vu leur porte fermée jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Le Maire de l'arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie, François Croteau, lui a décidé de rouvrir des jardins à la "terre malade" mais la culture en sol est interdite seules les cultures en bac sont autorisées.


La pollution de l’air est principalement due aux transports: voitures, bus, motos, etc. Les jardins se trouvant à proximité des axes routiers, la qualité de l’air est aussi un enjeu.

Des systèmes de plantations sont mis en place afin que certaines espèces végétales puissent stocker les métaux lourds. Elles peuvent alors participer à la purification de l'air qu'on respire.


Un schéma de plantation peut être respecté afin que la production soit la moins exposée:


Près d’axes routiers, il serait souhaitable de planter une haie végétale de séparation d’environ trois mètres, suivi d’arbres fruitiers car, ils n’accumulent pas les métaux lourds, leurs fruits peuvent donc être dégustés sans problème. S’en suivrait, la plantation de tubercules puis d’arbustes tels que les plants de tomates.

Au plus loin de la circulation, se trouverait les salades, la verdure la plus protégée car, nous mangeons les feuilles et celles-ci pourraient retenir les polluants, ce qui dans notre cas n'est pas souhaitable.


Si dans notre jardin, nous avons un mur mitoyen d’immeuble, il faut s’assurer que sa peinture ne contienne pas de plomb avant de planter quoique ce soit au pied du bâtiment.


Mais pour les jardins sur toit, la démarche est tout autre car, les jardins sur toit sont beaucoup moins exposés à la pollution. Oui! À partir du deuxième étage, les métaux lourds émis par les pots d’échappement sont presque inexistants.


Alors, voilà un bel enjeu à nos architectes: Comment revaloriser nos toitures et offrir un nouveau lieu en hauteur aux habitants et à nos jardins?


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