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Que fait la ville de Paris de nos déchets de table?

Rien qu'à Paris, nous produisons 300.000 tonnes de déchets par jour. Il faut compter 354kg d'ordures ménagères par an par habitant en France. Dans notre société, on produit, consomme et jette. Au bout, de cette économie linéaire que fait-on? Que fait-on de nos déchets?


La majorité est incinérée ou stockée dans des décharges, ce qui émet des émissions polluantes qui peuvent aussi bien contaminer l'air, que l'eau et le sol. Trop peu sont recyclés, à peine 20%. Et nos déchets alimentaires? On les enfouit. De nos déchêts alimentaires seuls 14% sont gérés biologiquement par du compostage ou de la méthanisation.

Le compost est un réel moyen de valoriser nos déchets organiques mais cela n'est pas accessible à tous. Tous les habitants n'ont pas forcément l'envie ou n'en non pas l'utilité. D'avoir un jardin ou une petite parcelle de terre est un privilège qui n'est pas donné à tout le monde. Combien de citadins ont besoin de compost? Une minorité!

D'un point de vue individuel, on peut comprendre que le compost ne parle pas à chacun. Par-contre d'un point de vue collectif, tous les habitants produisent des ordures de table et par conséquent peuvent contribuer à une collecte; encore faut-il que la ville réorganise son système de ramassage d'ordure.


Depuis 2012, la ville de Paris expérimente, encourage l'installation de composte collectif afin d'utiliser nos ordures. Le blog compostaparis.blogspot.com/ nous tient au courant des initiatives mises en place par des habitants au pied d'immeuble, par des associations, collectifs ou jardiniers. L'ADEME nous offre un merveilleux Guide du Compostage Domestique.



Mais malheureusement, à Paris le compostage n'est pas au coeur d'une réelle stratégie qui concernerait tous les habitants. J'espère qu'une réflexion à grande échelle se trouve dans les dossiers d'Anne Hidalgo.

A quand un centre de compostage municipal? De nombreuses villes nationales en ont déjà. A l'international, Montréal a un système de ramassage et de compostage, une réelle volonté est existante. Mais LA ville du "zéro déchet" est San Francisco. Concernant le compostage, près de 600 tonnes de déchets alimentaires sont récoltés chaque jour! Tout résident doit jeter ses ordures de table dans une troisième poubelle. Tous contribuent.


La ville a compris quatre éléments essentiels:

- que d'enfouir nos déchets coûtent très cher;

- que cela demande de la place. Celle-ci n'est pas infinie!

- que nos tonnes de déchets alimentaires peuvent être une réelle source d'énergie;

- qu'il est devenu nécessaire de les valoriser d'un point de vue environnemental et économique.


Et oui! De valoriser, de trouver une seconde vie à nos ordures c'est rentable économiquement!

A Paris, de nombreuses organisations, ont mis en place une démarche de valorisation des déchets dans leur système de production. À l'image de Cédric Péchard et de ses boites à champignons. Up-cycle est un bon exemple d'économie circulaire. Pour produire, cet ingénieur-agroalimentaire, utilise un "déchet". Ici, le marc de café est valorisé et transformé. Il devient alors une ressource, une énergie. Avec cette valorisation et les vertus du marc de café, Cédric Péchard produit cinq tonnes des pleurotes par an, de façon artisanale.


La volonté d'un circuit alimentaire court s'ajoute à sa vision.

Alors que, les « champignons de Paris » viennent de Hollande et que la plupart des pleurotes que l’on trouve sur les marchés français viennent de Corée, Up-Cycle apporte une alternative locale en produisant intelligemment et durablement.

En France, nous pouvons cultiver nos champignons à la maison, le circuit alimentaire est encore plus court avec Les boites à champignons. http://www.laboiteachampignons.com/

Et au Canada, nous pouvons cultiver grâce à une autre initiative celle de Champignons maison. http://www.champignons-maison.com/

Réduisons la source de nos déchets puis recyclons, réutilisons et valorisons. Les "3 RV", l'un des premiers principes de la politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles, peut être une source d'inspiration pour changer notre façon de consommer et de produire.




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